La vie présente, mais aussi la vie menacée : en effet, une partie de la « GGE » est consacrée aux espèces (quasi)-éteintes, ouvrant une interrogation sur la responsabilité humaine dans la « sixième extinction » qui tend aujourd’hui à s’accélérer. Ainsi, le fonds de la « GGE » nous rappelle que, de nos jours, « L’Histoire Naturelle » ne signifie plus seulement répertorier et donner à voir, mais aussi éveiller les consciences et sensibiliser le grand public à ce qui se passe entre « les animaux et nous », qu’il s’agisse d’animaux sauvages redoutés, tenus à distance, chassés, mangés, dépouillés de leurs défenses, de leurs cornes, de leur fourrure ; ou de bêtes de plus en plus proches des humains à travers le statut d’animaux domestiques, voire de compagnie, pour ne pas dire de membres de la famille dont les adultes seraient, selon un anglicisme en vogue, les pet parents.
Le fait est que la contemplation de tous ces spécimens a également été l’occasion de donner corps, et de conférer une physionomie encore plus précise aux nombreux animaux qui peuplent notre thème de Culture Générale, et que nous avons croisés depuis la rentrée de septembre dans des mythes, des fables, des œuvres littéraires et artistiques, des films, des reportages, des vidéos ... En même temps, cette manière de les mettre en scène n’est pas sans poser de question sur la représentation que nous avons du vivant : est-il encore concevable d’y voir une magnifique collection d’êtres, une Arche de Noé que l’humain dominerait, exploiterait ou protégerait, du haut de son langage et de ses technologies ? A l’heure où certaines activités impliquant traditionnellement des animaux, telles que les arts du cirque, les zoos marins ou la corrida, soulèvent la polémique et donnent lieu à des évolutions législatives, nous sommes amenés à nous poser la question du lien que nous entretenons avec ces êtres qui sont omniprésents dans les cultures, dans l’Histoire et dans le quotidien des humains, parce que ce lien joue un rôle éminent dans l’avenir de la planète.
C’est en ce sens que notre visite de la « GGE » a été, non seulement source d’émerveillement, mais riche d’enseignements et de réflexions. La classe de BTS CG2 et Mme Touitou, professeure de Culture Générale et Expression.